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12 décembre 2017

Interview de Philippe Douste-Blazy, fondateur de UNITLIFE, dont le partenaire principal est HeoH

Actualité

Philippe Douste-Blazy, fondateur de UNITLIFE, était l'invité de France Inter à l'occasion du One Planet Summit le 12 décembre 2017 à Paris. L'occasion pour l'ancien ministre de la santé, et conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies en charge des financements innovants pour le développement, de rappeler que HeoH propose des solutions de financement solidaires.

France Inter : Faites-vous partie de ceux qui restent optimistes dans cette lutte contre le changement climatique, ou de ceux qui sont plus pessimistes ?

Philippe Douste-Blazy : Plutôt pessimiste parce ça fait maintenant beaucoup de temps que j'assiste à des grandes messes internationales, j'ai entendu beaucoup de promesses, que ce soit dans la lutte contre l'extrême pauvreté, que ce soit pour la changement climatique… Malheureusement, l'argent, lorsqu'il faut quinze jours, un mois, trois mois après que les caméras soient parties… Je me souviens avoir été moi-même homme politique, donc je sais de quoi je parle. Souvent, le financement n'arrive pas.

France Inter : C’est-à-dire que quand on est un homme politique, on promet devant les caméras et derrière ça marche plus ?

Philippe Douste-Blazy : Non, ce n'est pas ça. Tous les pays du monde se retrouvent là, devant une sorte de messe médiatique, chacun donne 1 milliard, 2 milliards, 3 milliards, et ensuite les ministres des finances de ces pays finissent par garder l'argent pour eux. Regardez ce qui se passe avec le Brexit, ou avec Monsieur Trump, avec la montée des extrémismes dans les pays européens. On voit bien que les protectionnismes sont là, les égoïsmes sont là. On regarde à court terme. C'est assez curieux, d'ailleurs, physiologiquement… Pourquoi l'Homme ne regarde qu'à 30, 40 ans, et ne regarde pas plus loin ?

France Inter : Vous lancez Unitlife pour financer la lutte contre la malnutrition infantile. C'est une organisation abritée par les Nations Unies, qui va soutenir tous les acteurs engagés sur ce sujet. La question du financement de Unitlife passe par des microdons.

Philippe Douste-Blazy : L'idée est assez simple. Un Français, Ghislain d'Alençon, a monté sa startup en France. C'est vraiment une innovation française. Il a trouvé un système assez incroyable qu'il a breveté. Nous sommes 3,5 milliards à avoir une carte bancaire dans la poche. N'importe quel commerçant, hôtelier, café, que vous achetiez quoi que ce soit, on met sa carte bleue dans le terminal de paiement et on nous demande le code. Une seconde avant qu'on nous demande notre code, on demande "voulez-vous donnez 10 centimes, 20 centimes…" en plus. Vous dites "oui" ou "non", c'est totalement confidentiel. Personne ne vous demande rien, personne ne regarde. Si vous dites oui, les premiers pilotes que nous avons fait montrent que 30% et 80% des gens disent oui. Cette solution s'appelle HeoH (il y en a d'autres, mais là c'est HeoH qui a inventé ça). Imaginez que, de manière gratuite, n'importe quel commerçant dans le monde peut télécharger en deux minutes cela.

France Inter : Mais ça existe déjà, il y a des supermarchés où on vous propose de donner un peu plus pour telle ou telle organisation…

Philippe Douste-Blazy : C'est ça, mais c'est souvent le caissier ou la caissière qui poste la question. C'est assez gênant, lorsque vous avez 10 personnes qui vous entourent et qu'on vous demande si vous voulez donner 20 centimes contre la famine, de répondre non. Là, vous n'êtes  que vous par rapport à vous. Et surtout, la fin de l'année, imaginons que vous ayez donné de manière cumulée 30€, vous pouvez défiscaliser cela lorsque vous allez déclarer vos impôts.

France Inter : Ça va se passer dans des magasins très précis ?

Philippe Douste-Blazy : Il faut bien comprendre qu'on débute. C'est un pilote. Malheureusement, tout le monde ne pourra pas, dès demain matin, le faire. On commence avec des pionniers, dont le premier est la SNCF. Guillaume Pépy et Patrick Ropert ont décidé de proposer la solution dans tous les commerces de toutes les grandes gares françaises.

France Inter : Les Relay, pour dire les choses.

Philippe Douste-Blazy : Les Relay aussi, c'est le groupe Lagardère et Relay H qui ont décidé, avec la SNCF de le faire. On va commencer par 10, 15, 20, 30… Chaque fois que l'on aura fait un achat de plus de 6€, on proposera. Cela ne prend que 3 ou 4 secondes. On pourra dire oui ou non. Demain, nous aurons les hôtels Accor, les centres Leclerc et Carrefour, pour que ça devienne une habitude. On dit oui ou non, mais à la sortie, ça peut faire des centaines de millions d'euros au niveau de la planète.

France Inter : Pourquoi en êtes-vous arrivé à cette solution-là ? Vous disiez-vous que les autres solutions ne marchaient pas ?

Philippe Douste-Blazy : Grâce au Président Chirac, j'ai créé en 2005 UNITAID. C'est un euro par billet d'avion. En bon Français, on a fait une taxe. On est obligés, lorsqu'on prend un billet d'avion et qu'on décolle de France, de payer un euro de plus. D'ailleurs, un euro, ce n'est vraiment rien quand on voit le prix des billets.

France Inter : Et ça finance la lutte contre le SIDA.

Philippe Douste-Blazy : Voilà. C'est un très grand succès et un très échec. Un très grand succès parce qu'avec les 3,5 ou 4 milliards d'euros en 10 ans, 8 enfant sur 10 traités contre le SIDA l'étaient grâce nous. Nous avons financé 350 millions de traitement contre le paludisme, etc. Et c'est un échec parce qu'il n'y a que 12 pays qui nous ont dit oui. Parce que les gens ne veulent pas, surtout les anglo-saxons, de taxe. Je suis donc parti sur quelque chose de complètement différent : une contribution volontaire. La technologie dont je viens de vous parler nous permet de demander au monde entier s'ils peuvent faire une micro-donation. C'est un concept nouveau. C'est une solidarité qui n'est pas gouvernementale, mais citoyenne et mondiale.

France Inter : Ce sommet dit en quelque sorte qu'il ne faut plus compter sur les États, qu'il faut aller voir ailleurs. L'Agence Française du Développement estime à 6.000 milliards de dollars par an les besoins pour investir dans les infrastructures vertes. Où est l'argent ?

Philippe Douste-Blazy : On le voit bien, l'argent n'a jamais été aussi important. La mondialisation aboutit à un fossé de plus en plus béant entre les riches et les pauvres. Quand vous voyez les bourses, le système privé capitaliste qui devient de plus en plus financier, l'argent est là.

France Inter : Verdir la finance internationale est une douce utopie, ou ça peut se faire ?

Philippe Douste-Blazy : Je ne crois pas. Je pense que l'on peut y arriver. Les États sont là pour donner le la. Ensuite, ça va se passer au niveau du privé. Nous savons maintenant aux Nations Unies que le changement climatique va aboutir à 20% de moins de production agricole dans les pays pauvres. La malnutrition chronique, celle qu'on ne connaît pas, touche un enfant sur cinq dans le monde, avec 30% de neurones en moins. Ce sont des sujets majeurs pour le monde. Ce ne sont pas des sujets sanitaires, ce sont des sujets de développement. Je pense qu'il n'y a pas que l'argent public. Il faut aussi que l'argent privé soit là.

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-13h/le-journal-de-13h-12-decembre-2017

 

 

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